Solowheel S300, l’équilibre entre déplacement éclair et élégance

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Rédigé par weetix

Fini le fantasme de l’hoverboard de Retour vers le futur et place au 21e siècle avec le Solowheel

Un design minimaliste mais efficace

Le concept est simple, c’est un monocycle avec une roue motorisée et des repose-pieds à la place d’une roue à rayons et de pédales pour avancer. Le Solowheel c’est un concentré de métal, de pneu et d’électronique dans une coque en plastique de 49 cm de hauteur, 43 cm de profondeur et 14 cm de largeur, 33 cm avec les repose-pieds déployés. Le tout contenu dans 11kg. Une belle prouesse.

Certes l’ensemble est minimaliste mais va à l’essentiel avec un pneu de16″, une coque en plastique teinté dans la masse, extrêmement solide, une poignée de transport intégrée, deux repose-pieds en aluminium, une prise pour la recharge, une diode lumineuse et un bouton de démarrage.

Une poignée télescopique optionnelle peut être ajoutée pour pouvoir transporter le Solowheel comme une valise à roulette.

Le minimalise a peut-être été un peu trop poussé en ce qui concerne la seule et unique diode du monocyle puisqu’elle change simplement de couleur en fonction du niveau de charge : vert entre 100% et 25%, orange entre 25% et 5%, et rouge en dessous de 5%. On aurait apprécié un indicateur de charge plus précis pour éviter de se retrouver en panne en cours de route.

Autre point qui aurait été appréciable, l’éclairage permettant de signaler sa présence ou simplement de se déplacer la nuit. Peut-être que ces améliorations feront leur apparition sur le prochain modèle.

Le pilotage, comment devenir un équilibriste professionnel

Vous êtes impatient, pressé, attendre le bus ou le métro vous énerve, le Solowheel est fait pour vous. Il fera de vous un super-piéton qui se déplacera avec élégance en un rien de temps grâce à ses 20km/h (vitesse maximum). Arriver en retard et en sueur à un rendez-vous après une course à pieds de 20 min à slalomer entre les piétons ? Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir…

Notez toutefois qu’il vous faudra quelques jours d’apprentissage avant de pouvoir vous déplacer avec aisance et élégance sur cet engin, à moins que vous ne soyez un funambule professionnel.

Etape n°1 : arriver à monter sur cet engin de malheur (appareil que vous soupçonnerez même, dans un premier temps, d’avoir été inventé dans le but de torturer vos pauvres pieds et mollets).

Etape n°2 : vous avez réussi à trouver un équilibre un peu précaire, il faut maintenant arriver à avancer cet engin de torture.

Etape n° 3 : Votre équilibre est un peu plus assuré et les imperfections de la chaussée ne vous effraient plus, vous commencez à reconsidérer l’objet de torture en question et vous dites que finalement ce n’est pas si mal.

Etape n° 4 : Vous roulez en ligne droite à présent, c’est super, il faut arriver à tourner maintenant et sans tomber ! Vous touchez presque au but, courage…

Etape n° 5 : Ca y’est vous y êtes arrivé ! Vous voilà libre comme l’air, vous slalomez entre les piétons avec aisance et attirez les regards curieux voire admiratifs pour certains. Voilà un bon moyen de faire des rencontres… et de circuler écolo.

Il est conseillé 7 jours environ avant de parvenir à appréhender correctement le Solowheel. Les plus doués mettront certainement quelques jours de moins et quelques gamelles en moins aussi.

Un produit fiable et robuste

Heureusement pour vous le Solowheel est robuste et pourra encaisser sans broncher vos premières chutes. Son autonomie de 20 km vous offrira une bonne amplitude dans vos déplacements quotidiens. Sans compter qu’il ne vous faudra qu’1h pour le recharger.

Niveau puissance ses 1500W vous offrent un couple généreux et une accélération pas trop brusque même si vous vous penchez un peu trop subitement en avant. Et même, si par malheur, vous tombiez de votre Solowheel, son capteur de présence détecte qu’il n’y a plus de passager, il se couche donc automatiquement sur le côté et ne parcourt jamais plus de 3 mètres seul.

Il faudra tout de même éviter un freinage trop brutal auquel cas le Solowheel se met en position de sécurité avec vibrations et bips et vous devrez le redémarrer.

En résumé, il s’avère fiable et costaud une fois que vous avez bien compris comment répartir votre poids pour filer sans vous fatiguer.

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